Saint Amand l’aventurier

Cette BD relate la vie de saint Amand, né vers 584 dans le Bas-Poitou. Il commença dans l’île d’Yeu son apprentissage de la vie monastique et s’orienta ensuite vers la vie érémitique, à Bourges, avant de commencer le ministère itinérant qui fera de lui le grand missionnaire du nord de la Gaule et de la Belgique.

Saint Amand l’aventurier

Saint Amand l’aventurier

Né en Sardaigne en 1952, Antonio Cossu est professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai. Benoît Fauviaux, né à Frameries en 1976, est un de ses élèves. A deux, ils relèvent le défi de raconter la vie d’un émule de saint Martin, deux siècles plus tard, qui évangélisa surtout la Belgique en convertissant, entre autres le Gouverneur de Gand, Bavon.

Ordonné évêque en 629, mais sans siège fixe, il évangélisa la région de Gand, en accord avec saint Achaire, évêque de Noyon-Tournai. Évêque-prédicateur durant 17 ans, il fut affecté à l’évêché de Tongres, alors transféré à Maastricht. Impuissant devant l’indocilité de ses diocésains et les mœurs mauvaises de son clergé, il se démit en 649 pour retourner à la vie monastique.

On lui doit alors la fondation des deux grands monastères gantois (Mont-Blandain et « Ganda », appelé plus tard Saint-Bavon), peut-être de Marchiennes, de Leuze, de Renaix mais surtout d’Elnone, sur la Scarpe : Saint-Amand-les-Eaux dont il fit son centre d’action. Saint Amand jouit d’un culte fort étendu puisque 27 églises dans le diocèse de Tournai lui sont consacrées.

Cette BD témoigne bien de la réalité sociale, économique et religieuse de l’évêque-prédicateur. Par ailleurs, le fantastique évoqué (saint Amand contre le dragon) est interprété de manière symbolique (et non ad litteram, ce qui est toujours rassurant) : « On peut dire qu’il affronte aussi ses propres peurs ».

A partir de 10 ans.


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