Comment croire encore en Dieu quand on souffre ?

Le malheur et la souffrance sont des questions qui nous travaillent en profondeur. Comment Dieu, que nous disons bon et tout-puissant, peut-il laisser faire ?

Comment croire encore en Dieu quand on souffre ?

Comment croire encore en Dieu quand on souffre ?

Dieu et la souffrance

Le Dieu que Jésus nous fait découvrir n’échappe pas à ces cris ni à ce questionnement. La question se posera dans la propre vie de Jésus. Ainsi ceux qui sont au pied de la croix diront : « S’il est le Fils de Dieu, qu’il descende donc de la croix !». Et lui-même dira avant de mourir « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?».

Contrairement à ce qu’on pourrait penser à tort, la foi n’est pas une consolation facile. Croire qu’une puissance divine permettrait de s’évader de la condition humaine est une illusion.

Alors, Dieu est-il là quand nous souffrons ? Certainement pas là comme une fée toute puissante avec sa baguette magique. Dieu n’est pas un « Deus ex machina » qui manipulerait les événements selon son bon vouloir ou son caprice. Il est plutôt comme la mère qui tient la main de son enfant qui souffre, comme le père qui porte le blessé qu’il ne peut pas guérir mais qu’il peut accompagner et soutenir.

Plutôt que de chercher ce que fait Dieu ou ce qu’il devrait faire, il est vital pour un croyant de se poser la question « Dieu est-il présent ? ». C’est évidement une question de foi et non de preuves. On peut en percevoir des signes, plus ou moins nombreux et pertinents selon notre regard. Pour un chrétien Dieu est présent dans l’homme qui vit l’événement. Non pas Dieu dans la maladie elle-même qui me fait souffrir mais avec moi qui souffre.

Qu’est-ce que cela change ? Tout et rien. Rien si on attend le coup de baguette magique. Mais tout, si on connait le poids de l’amour qui fait vivre : la certitude d’être accompagné, d’être aimé, la certitude (fragile et plus ou moins ressentie) d’une présence, l’espérance d’un chemin même si on n’en connaît pas les virages et les contours.

De multiples témoignages affirment qu’il y a là une force, une source de paix, une qualité de vie (ou plutôt d’amour dans la vie), et même, assez souvent, une « force de vie » qui peut faire des miracles.

Une nuit, j’ai eu un songe…

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.

Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable: l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.

J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : « Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. »

Et le Seigneur répondit : « Mon Fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une  seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de  souffrances, eh bien c’était moi qui te portais. »

Une nuit, j’ai eu un songe.

Une nuit, j’ai eu un songe.

Vivre sans voir

Faut-il souffrir pour faire plaisir à Dieu ?

Pour en savoir plus

Des associations

Des livres

  • Croire quand on souffre – Yvette Chabert et Roger Philibert – Ed de l’Atelier.
  • Ce Dieu absent qui fait problème  – François Varone – Ed du Cerf.
  • Ce Dieu censé aimer la souffrance – François Varone – Ed du Cerf.
  • Le mal – Paul Ricoeur – Ed Labor et Fides.
  • Le mal – Marcel Neusch – Ed Centurion.

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