Créer une maison d’édition pour faire découvrir Jésus-Christ

Bertrand Lethu, vous êtes déjà un nom reconnu dans le domaine du journalisme et de la presse. Mais aujourd’hui vous franchissez une nouvelle étape en vous lançant dans l’édition en créant Yeshoua Éditions. Votre premier ouvrage, très réussi, est consacré à l’accompagnement de l’éveil spirituel des enfants.

Bertrand Lethu

Bertrand Lethu

Pourquoi vous être lancé dans cette nouvelle aventure ?

Je suis très touché par l’immense soif de sens qui traverse notre société. Nombre de nos contemporains sentent que les biens matériels ne peuvent combler une vie, que l’existence n’est peut-être pas un hasard, que la mort n’est pas une fin… Une espérance les habite, parfois secrètement. Une petite voix leur dit : « Cherchez et vous trouverez. »

C’est notamment pour toutes ces personnes que cette nouvelle maison Yeshoua Éditions est née. J’ai ressenti un appel intérieur à proposer des contenus rédigés simplement, avec des mots faciles d’accès, des exemples, du concret.

J’ai évidemment un grand souhait pour les lecteurs : qu’au fil des pages Dieu leur apparaisse plus proche, que la personne de Jésus leur soit plus familière, que la certitude d’être aimé(e) leur devienne plus naturelle, que leur désir d’avancer et de se donner soit renouvelé !

Pourquoi le nom Yeshoua Éditions ?

Yeshoua, c’est « Jésus » dans sa langue maternelle. Marie appelait son Fils ainsi. Le choix de ce nom met l’accent sur la réalité la plus décisive de la foi chrétienne : Dieu nous aime, il se fait proche au point de partager en Jésus notre vie terrestre. Le Christ est né, a mangé, joué, travaillé comme charpentier, a souffert, est mort… et est ressuscité. Tout ce qui fait notre vie, même le plus quotidien ou le plus difficile, est appelé à être traversé de lumière.

J’ai souvent en tête cette phrase prononcé à la messe par le prêtre au moment où il verse quelques gouttes d’eau dans la coupe de vin : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. » Je crois que l’ADN de Yeshoua Éditions est là, dans ce chemin de « transfiguration » qui nous est proposé.

Votre premier ouvrage « Pour que mon enfant ait la foi ! » aide les parents dans l’éveil spirituel de leurs enfants. Un enjeu prioritaire selon vous ?

Oui, car le premier lieu de l’éveil à la foi n’est pas d’abord l’église. C’est la maison, la cuisine, le séjour, la chambre… Dans cet espace domestique, la relation parent-enfant, le climat familial et l’éducation donnée sont les ingrédients de base de l’ouverture d’un enfant à Dieu.

La mission des parents est, à certains égards, naturelle et intuitive : un peu comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les parents font de l’éveil à la foi à chaque fois qu’ils s’occupent bien de leur tout-petit, qu’ils l’entourent d’affection, qu’ils respectent ses rythmes… Mais comment savoir si l’on a toujours la bonne parole ou l’attitude constructive ? Comment savoir si l’amour offert à notre enfant ressemble bien à celui que Dieu lui porte ?

Ce livre « Pour que mon enfant ait la foi ! » propose aux parents des pistes de réflexion, en cherchant à être le plus concret possible. Nous avons tous le devoir de nous poser les bonnes questions et de nous former. C’est pourquoi, au-delà des papas et mamans, ce guide illustré en couleurs s’adresse aussi aux grands-parents, parrains et marraines, aux équipes de préparation au baptême ou d’éveil à la foi dans les paroisses.

Quelles sont les principales clés pour donner envie à ses enfants de découvrir Jésus-Christ ?

Il faut leur permettre de développer une vie intérieure. Trop de bruit, trop d’activités, trop d’écrans, trop de déplacements, trop de biens matériels, trop d’envies immédiatement prises en compte… tout cela nuit à l’éveil spirituel. La foi étant un don de Dieu, il n’existe pas de recette magique pour que notre enfant ait la foi. Mais, grâce à la Bible, nous savons que Dieu parle dans le murmure d’une brise légère (Premier livre des Rois).

Le choix d’un mode de vie équilibré, les activités manuelles et de plein air, la lecture, les plages de silence, la contemplation du beau, les jeux en famille, les services rendus, le sens de l’effort et du partage sont donc décisifs. Tout cela permet au tréfonds de l’être – à l’âme – de faire entendre sa petite musique.

En grandissant, notre enfant peut ne pas recevoir ou faire fructifier le don de la foi. Mais au moins, lui aura-t-on permis de développer sa vie intérieure. Adolescent et adulte, il résistera peut-être mieux au mal, aux idéologies, aux pressions, aux tentations, à la facilité… Il pourra, espérons-le, se bâtir une vie plus saine, où le don de soi a sa place. Et qui sait si le Christ ne le rejoindra pas sur ce chemin : car d’une vie saine à une vie sainte, il n’y a qu’un pas.

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