Saint Jean-Baptiste de la Salle

Jean-Baptiste de la Salle est né à Reims en 1651dans une famille noble de juristes, Son père le destine à une carrière juridique, mais Jean se sent la vocation religieuse. Il est ainsi ordonné prêtre à 27 ans.

Saint Jean Baptiste de la Salle

Saint Jean Baptiste de la Salle

Une vie consacrée à l’éducation des enfants pauvres

Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres. Dès 1679, il fonde pour les pauvres une école gratuite et loge chez lui certains instituteurs pauvres. En 1684, il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes.

Ensuite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Constatant l’absence de maîtres de qualité, il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïc. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des Écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

En 1685, il fonde à Reims un séminaire qui constitue une véritable école normale d’instituteurs. A l’époque, cette innovation n’a pas d’équivalent, en dehors de la formation assurée à leurs religieux par les Jésuites pour l’enseignement des milieux plus aisés.

Après sa mort, l’institut qu’il a créé continue à se développer rapidement en France et dans le monde entier. Il devient ainsi la référence pour les congrégations enseignantes.

Des innovations pédagogiques révolutionnaires

Saint Jean-Baptiste de la Salle et les frères de sa congrégation sont à l’initiative de nombreuses innovations qui vont bouleverser la pédagogie en France :

  • les cours ne sont pas donnés individuellement mais dans une classe.
  • les enfants apprennent à lire en français et non en latin.
  • création des Écoles normales, qu’il appela « séminaires pour les maîtres de la campagne », pour assurer la première et fondamentale nécessité de l’école. Avant lui, les écoles étaient sans organisation et sans lien entre elles. Le recrutement et la formation des maîtres n’offraient que de médiocres garanties.
  • fondation de la première congrégation religieuse d’hommes, les frères des écoles chrétiennes, constituée exclusivement de laïcs, et dédiée aux écoles chrétiennes.
  • gratuite de l’enseignement primaire dans les écoles qu’il avait fondées, devançant les gouvernements les plus progressistes.
  • organisation, avant tout autre, des écoles du soir et du dimanche pour les jeunes travailleurs.
  • pour faciliter la vie active des jeunes, il a préconisé un enseignement en quatre points : lire, écrire, calculer, dessiner. Les exercices s’inspirant rapidement des besoins du monde du travail (petit commerce et artisanat).
  • Attention pédagogique centrée sur la connaissance de l’enfant : le maître s’intéresse à son milieu social et familiale, faire participer l’élève à son enseignement, le maître demande un effort personnel, pose des questions, laisse chercher l’écolier, faire participer l’élève à la vie de l’école…

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