L’église Saint Étienne du Mont à Paris

L’église Saint Étienne du Mont, un peu cachée par le Panthéon, est trop souvent ignorée des touristes et de certains parisiens ; elle recèle pourtant de véritables trésors. A découvrir d’urgence…

Sainte Geneviève, patronne de Paris, y est honorée et quelques reliques y sont conservées.

Eglise Saint Etienne du Mont à Paris

Église Saint Étienne du Mont à Paris

Style architectural de l’église Saint Étienne du Mont

A l’extérieur de l’église

Le style architectural de St Étienne du Mont est unique. Commencée en 1492 (année de découverte de l’Amérique), l’église fut achevée en 1620. Elle allie, en son sein, art gothique flamboyant et art renaissance franco-italien. Le terrain et l’histoire ont fini par aboutir à cette façade asymétrique et ce plan dévié vers la gauche.

Facade de l'église Saint Etienne du Mont

Façade de l’église Saint Étienne du Mont

Facade de l'église Saint Etienne du Mont

Façade de l’église Saint Étienne du Mont

A l’intérieur de l’église

Intérieurement, elle recèle des trésors : son jubé de pierres, unique à Paris, où tous ceux de bois furent détruits, sa coursive, sa clef de voûte ornée de putti ( petits enfants sculptés), son orgue 17ème, sa chaire (remarquez la cuve soutenue par Samson, où sept statues féminines représentent les vertus cardinales et théologales et dont les panneaux racontent l’histoire de Saint Étienne).

Jubé de l'église Saint Etienne du Mont

Jubé de l’église Saint Étienne du Mont

Chaire de l'église Saint Étienne du Mont

Chaire de l’église Saint Étienne du Mont

Samson dans l'église Saint Étienne du Mont

Samson dans l’église Saint Étienne du Mont

Il y a aussi ses statues : Mise au Tombeau, Saint Jean Baptiste Enfant, et ses tableaux. Tout est lumineux car éclairé de grandes fenêtres.

Mise au tombeau, église Saint Etienne du Mont

Mise au tombeau, église Saint Étienne du Mont

Saint Jean Baptiste, église Saint Etienne du Mont

Saint Jean Baptiste, église Saint Etienne du Mont

 

Les vitraux de l’église Saint Étienne du Mont

L’église la plus riche de Paris en vitraux anciens

Cette église merveilleuse est la plus riche de Paris en vitraux anciens. Ils datent du début du XVIe siècle, au premier quart du XVIIe siècle. Les fenêtres de la nef et plusieurs des collatéraux et du chœur ont conservé des verrières célèbres. Celles qui ornent les fenêtres de l’ancien charnier sont particulièrement remarquables. Elles ne sont pas, à proprement parler, des vitraux, mais des vitres émaillées réalisées au début du XVIIe siècle, il en reste la moitié en place sur les 24 d’origine. Ce sont des peintures sur verre avec des émaux recuits au four, à la différence des autres vitraux de l’église où le verre est coloré dans la masse.

Elles constituent aujourd’hui le seul exemple d’un art qui fut florissant à Paris dans le premier tiers du XVIIe siècle. Les vitraux eux-mêmes justifient le déplacement.

Un thème commun les unit : l’Eucharistie, et ses préfigurations dans l’Ancien Testament.

Le premier vitrail

Le premier vitrail, en venant de l’église illustre le Miracle des Billettes, un miracle qui suscitait alors une grande ferveur populaire. Une hostie aurait été profanée par le Juif Jonathas qui l’aurait entaillée au couteau. Elle aurait alors saigné. Puis, jetée dans l’eau bouillante, elle se serait mise à voler.

Vitrail Miracle des Billettes

Vitrail Miracle des Billettes

Le second vitrail

Le haut de la deuxième verrière est occupé par l’arche de Noé, voguant sur les eaux. A droite, remarquez la colombe.

Le troisième vitrail

Le panneau inférieur représente Le Vaisseau de Jésus, soit l’Église des fidèles assistée du Saint-Esprit dans lequel sont groupés plusieurs personnages : saint Louis, un pape, un empereur, un roi de France, un docteur, un magistrat, une reine, un évêque, un capitaine, des religieux, des bourgeois ; Jésus-Christ, en poupe, tient le gouvernail. Les vents sont des têtes d’enfants aux joues gonflées, soufflant avec violence.

Vitrail Le Vaisseau de Jésus

Vitrail Le Vaisseau de Jésus

Les autres vitraux

Remarquez aussi les vitraux sur :

•    La Multiplication des Pains,
•    Le Serpent d’Airain,
•    La Pâque Juive,
•    Le Sacrifice d’Élie, et le Sacrifice des Prêtres de Baal,
•    Etc,…

A noter : Un des vitraux les plus étonnants est le 10ème : « le Pressoir Mystique ». Nous y voyons les patriarches et les hommes de l’Ancienne Loi bêchant la vigne sous l’œil de Dieu. Après de longs siècles d’attente, le temps de la vendange arrive enfin ; les apôtres cueillent le raisin et le mettent dans la cuve. Mais ce ne sont pas des grappes que l’on voit sous le pressoir, c’est Jésus lui-même ; ce n’est pas le jus de la vigne qui coule dans la cuve, c’est le sang de Dieu. L’Église est née, c’est elle qui en aura désormais la garde.

Visiter l’église Saint Étienne du Mont à Paris

Allez vite visiter Saint Étienne du Mont et attardez-vous à observer les détails de ces vitraux extraordinaires. Ce sera l’occasion de quelques rappels bibliques.

Adresse : Place Sainte-Geneviève, 75005 Paris.

Pour en savoir plus

Le blog Paris myope


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